Deux outils internes conçus coup sur coup pour le même groupe : déclarer un cadeau, signaler un conflit d’intérêt. Le second est né des composants du premier.
Confidentialité : le projet est couvert par une clause de confidentialité. Les écrans ci-dessous en sont un extrait, expurgé de toute donnée métier.
La déontologie d’un groupe public ne tient pas dans une note de service. Elle tient dans ce que les gens déclarent, et dans ce qu’on peut prouver ensuite.
Mission menée chez Atos pour La Poste : outiller deux obligations distinctes, les cadeaux et invitations, les conflits d’intérêt. Même population, mêmes managers, mais deux cycles de décision différents. J’ai conçu les deux, dans cet ordre, et le second a hérité du premier.
Un parcours guidé, en deux étapes, pour qu’un collaborateur déclare sans avoir à comprendre la règle avant.
Donner au manager de quoi instruire un dossier, rendre un avis, solliciter le déontologue, et laisser une trace de chaque étape.
Concevoir le second outil sur les composants du premier, pour que les deux produits se ressemblent et coûtent moins cher à maintenir.
Le collaborateur déclare un cadeau ou une invitation, reçu ou offert. Il visualise ses déclarations et leur statut, puis remplit un formulaire guidé en deux étapes : d’abord le bénéficiaire, puis le donateur. Chaque écran est pensé pour le desktop comme pour le mobile.








Le manager dispose d’un espace pour traiter les déclarations en attente. Pour chacune, il consulte le détail, rend un avis favorable ou défavorable, ou sollicite l’avis du déontologue. Les statuts reflètent l’avancement, de la demande d’avis jusqu’à la décision finale.






Le collaborateur visualise ses déclarations et leurs statuts depuis sa liste personnelle. Quand il identifie un conflit, il soumet un formulaire détaillé : type de conflit, date, nature des liens, réponses aux questions de conformité et pièce jointe. Il reçoit une confirmation à l'envoi.




Le manager dispose d'une vue dédiée listant les déclarations de son équipe avec leurs statuts. Pour chaque déclaration en attente, il accède au détail du conflit, rédige une préconisation et sélectionne une conclusion pour clore le dossier.




Le second produit n’a pas été redessiné. La liste, les statuts, la fiche de détail, le formulaire en étapes : tout était déjà arbitré. Restait la différence : une préconisation écrite plutôt qu’un avis, et des pièces justificatives à joindre.
Du design system appliqué, sans que personne n’ait eu besoin de l’appeler comme ça.
Deux produits, un seul langage. Chacun couvre son cycle entier, du dépôt par le collaborateur jusqu’à la décision tracée du manager, sur desktop comme sur mobile. Un collaborateur qui a déjà déclaré un cadeau sait déjà déclarer un conflit d’intérêt.
22 écrans, deux produits, trois acteurs, deux cycles complets du dépôt à la décision tracée. Et le second outil a coûté bien moins cher que le premier, parce qu’il en réutilise la structure.