Refondre un outil que ses experts connaissent par cœur
Un outil interne conçu à la fin des années 2000, utilisé chaque jour par des personnes formées.
Projet confidentiel. Aucun écran ni détail du produit.
AxelLe cas raconte les décisions, pas le produit.Le problème
Des utilisateurs qui ouvrent le même écran chaque matin et savent exactement où cliquer. Pas de nouveaux arrivants à convaincre : chaque changement leur coûte.
Mes décisions
Ne pas simplifier par réflexe
Sur un outil d'expert, retirer coûte cher : ce qui paraît du bruit à un œil neuf est souvent l'information qu'on cherche en premier. J'ai compris pourquoi chaque élément était là avant d'en enlever un seul.
Garder la carte mentale
Ces utilisateurs ont des automatismes construits sur quinze ans. J'ai changé la forme sans déplacer les repères : mêmes emplacements, même vocabulaire, même ordre de lecture.
Concevoir pour la centième fois
Un écran ouvert quarante fois par jour se juge à la centième ouverture, pas à la première. Ce qui compte, c'est le nombre de clics d'une tâche répétée.
Les états avant les écrans
Chargement, résultat vide, saisie incomplète, erreur récupérable : sur un outil métier, ce sont des situations quotidiennes. Je les ai dessinés avec le même soin que les écrans nominaux.
Ce que ça a changé
Ne rien faire perdre aux experts.
La réussite se mesurait à une absence : celle de la période où l'on est moins efficace qu'avant.
Ce que je referais autrement
J'aurais associé deux ou trois utilisateurs experts comme relecteurs réguliers, et pas seulement lors des observations.
